Aristote au Mont Saint Michel de Sylvain Gouguenheim

Fiche de lecture de l’essai historique polémique Aristote au Mont saint Michel – les racines grecques de l’Europe chrétienne du médiéviste Sylvain GOUGUENHEIM

00 : 47 : une citation majeure
02 : 15 : un livre polémique
02 : 55 : un titre curieux
03 : 40 : présentation du livre
05 : 00 : le rôle des chrétiens d’orient
07 : 00 : Islam, une orthopraxie
11 : 40 : la volonté idéologique du métissage
12 : 46 : mon point de vue

Si le savoir  et la science grecs ont été conservés dans les territoires frontaliers de l’Empire Byzantin, ils le doivent donc à l’effort séculaire de ces communautés chrétiennes – auxquelles on doit joindre les coptes égyptiens. Vaincues et dominées, ces communautés n’en ont pas moins continué à entretenir et transmettre leur culture. C’est en fin de compte envers elles que le monde occidental a une dette – immense. Ces savants chrétiens, arabisés par nécessité politique et administrative, se sont en effet livré à un vaste travail de traduction des œuvres scientifiques et philosophiques grecques, mais aussi à de remarquables innovations. Ecrivant d’abord pour eux, ils diffusèrent la science grecque dans des textes en syriaque, avant d’élaborer une colossale œuvre de traduction en arabe et de créer à cette occasion le vocabulaire scientifique de cette langue. Pendant plus de trois siècles, de VIIe au Xe siècle, la “science arabo-musulmane” du Dar-al-Islam fut donc en réalité une science grecque par son contenu et son inspiration, syriaque puis arabe par sa langue. La conclusion est claire : l’Orient musulman doit presque tout à l’Orient chrétien. et c’est cette dette que l’on passe souvent sous silence de nos jours, tant dans le monde musulman que dans le monde occidental.

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