LLMM #1 STARBUCKS

Première chronique d’une série qui promet d’être longue. Comment lutter contre la laideur du monde moderne (LLMM donc!)? En étant citadine, par choix ou non, a fortiori en étant parisienne, cette question se pose quasi-quotidiennement… Ainsi, aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de spontanément procéder à un changement dans ma façon de consommer. Mettre fin à mon accoutumance à Starbucks, cette chaine internationale de café, symbole parmi d’autres de notre américanisation, n’est pas chose aisée. Certes, j’aime leur café mais mettre mes actes en accord avec mes idéaux est fondamental.

Conditions de travail discutables, concurrence aux petits commerces, gaspillage écologique, “optimisation fiscale”… Les reproches à faire à cette chaine sont nombreux, comme pour toutes les chaines en vérité. Bosser chez Starbucks ce n’est pas le paradis… J’en ai eu la confirmation après avoir entendu par hasard une discussion entre plusieurs employées parisiennes. Un soir en semaine, alors qu’il n’y avait plus que quelques clients, et probablement fatiguées par leur journée de travail, elles se sont plaintes à voix haute de ne toujours pas avoir reçu leur paie. L’une d’elles semblait à cran, choquée car “ne s’attendait pas à ça en travaillant pour une grande enseigne”… Bienvenue dans le monde merveilleux du travail, ma cocotte!

Rien de transcendant dans cette anecdote. Soit, mais c’est la suite qui importe. Décidée à mettre en place des changements durables dans ma vie de consommatrice, je me suis dénichée une alternative de choc : une jolie Brûlerie de Café à quelques pas du Starbucks en question. Un commerce de quartier, une dame charmante pour servir, un choix incommensurable de bons cafés, et tout ça dans le même environnement géographique. Une alternative simple mais qui fait du bien au moral (et au porte-monnaie). Ainsi, il est parfois très facile de changer ses habitudes, encore faut-il le faire.

De même, il est aisé de trouver une alternative à une chaine de fast food, quelle qu’elle soit. Ce n’est pas très bon (les goûts, les couleurs…), c’est cher, c’est bruyant… Quitte à faire dans la restauration rapide, il est préférable de se trouver un bon turc. Il suffit de chercher, on finit par trouver. Bien entendu, cela ne remplacera jamais la meilleure alternative : le petit plat fait maison, ou à défaut, la brasserie bien franchouillarde.  Privilégier un commerce indépendant à un grand groupe, c’est cliché mais c’est aussi un basique.

Par contre malheureusement, je n’ai pas encore la solution pour les nuisances sonores qui vont avec ce type d’endroit : je ne parle pas des mecs lourdingues qui manquent sérieusement de tact dans leur approche du sexe faible, mais d’une nuisance bien pire : la TV. Spécialement si vous avez arrêté de la regarder depuis des années et que – malchanceuse que vous êtes – vous tombez sur une émission de Cyril Hanouna, avec Gérard Darmon comme invité. Là, je n’ai pas de solution… Quoique, elle est peut être simple : demander gentiment s’il est possible d’éteindre cette machine à abrutissement? Enfin, pas de cette façon bien entendu. Après tout, on peut toujours essayer, ça ne mange pas de pain…

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