situation de la contraception et de l’IVG en France

La pilule anticonceptionnelle est officiellement disponible depuis presque 50 ans dans notre pays (depuis la loi Neuwirth du 29 décembre 1967)… Extrait du livre “vivre sa fertilité naturellement” de Milène Clichy et de Stephan Técher publié aux éditions Myriadis (p25-26): 

“Plus de deux femmes sur trois entre 20 et 49 ans, soit 69 % utilisent une méthode contraceptive. Ainsi, 31 % sont qualifiées de femmes n’utilisant pas de méthode contraceptive. Les femmes qui utilisent une méthode naturelle sont considérées comme des femmes n’ayant aucune méthode de contraception. La France est le pays comptant le plus de femmes utilisant une contraception au monde. Le pilule y est la première méthode contraceptive, utilisée par 45,8 % des femmes de 18 à 44 ans, loin devant le préservatif (7,5 %) et devant les dispositifs intra-utérins (16,1 % ).

Paradoxalement, parmi les 200 000 avortements recensés annuellement en France, 72 % concernent des femmes sous contraception. Ainsi, la France détient à la fois les records du plus fort taux de prise de pilule et de nombre d’IVG. Comment expliquer cela ? S’agit-il réellement de grossesses non désirées ? N’y aurait-il pas quelque chose de l’ordre d’un besoin inconscient de se prouver qu’on reste fertile en dépit de la pilule ? Est ce que le problème vient des différents moyens de contraception ? Est ce que la prise de conscience du fonctionnement de leur corps aiderait certaines femmes à éviter un avortement ?

Si l’ensemble de l’arsenal contraceptif convient à certaines femmes, pour d’autres il a des effets délétères, sans oublier les conséquences néfastes pour l’environnement mais aussi pour les hommes. Parmi les facteurs responsables du déclin du nombre de spermatozoides produits par les hommes, nous trouvons en sus des habitudes de vie dont la nocivité est reconnue de longue date (stress, consommation de tabac, de marijuana, d’alcool, obésité), des facteurs physiques comme la température et les radiations, mais aussi des facteurs chimiques comme les perturbateurs endoctriniens. La liste des substances chimiques mises en cause est longue : solvants organiques (acétone, enzène, méthanol…), éthers de glycol, pesticides, dioxines et furannes, organochlorés et organophosphorés, phtalates, phyto-oestrogènes, oestrogènes stéroidiens contenus dans les pilules contraceptives… “

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