Bilan Culturel avril 2017

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Revue de la presse non conforme #1

Premier podcast de 2017 et il sera consacré à un panorama de la presse non conforme parue fin 2016. Ce que j’entends par presse non conforme, c’est toute la presse indépendante, proposant des articles de fond et un point de vue alternatif ou original par rapport à ce qui nous est présenté dans les medias mainstream. J’ai observé en 2016 une multiplication de ce genre de revues, des revues de qualité sur le fond mais aussi souvent sur la forme, et j’ai voulu les mettre en valeur par un podcast régulier sur le blog. Continue reading « Revue de la presse non conforme #1 »

SORTIE CINEMA : Voyage à travers le cinéma français

A NOTER : le 17 novembre 2018, est organisée à l’issue de la projection du documentaire une rencontre avec Bertrand Tavernier au cinéma Les Fauvettes (58 avenue des Gobelins 75013 PARIS, arrêt Les Gobelins ligne 7).

A travers ce documentaire de plus de trois heures, Tavernier nous fait traverser l’histoire du grand cinéma français. Par des anecdotes de tournage, des révélations sur les relations entre réalisateurs, scénaristes et grands acteurs, des explications sur des procédés cinématographiques, il nous donne envie de visionner certains classiques du cinéma français. C’est souvent intéressant, on prend un vrai plaisir à revoir certains passages cultes et des acteurs mémorables (Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Arletty, Brigitte Bardot…) mais il faut reconnaitre que ce film s’adresse prioritairement aux cinéphiles. Ceci dit, on en ressort avec une liste de films à découvrir, tant Tavernier nous transmet sa passion.

Bertrand Tavernier est un réalisateur français qui a abordé de multiples genres cinématographiques. Il est bien entendu un cinéphile averti. Et en cela, il sait de quoi il parle. Ce qui apporte un attrait certain à ce documentaire, c’est l’absence de langue de bois de Tavernier, que ce soit sur la mauvaise prestation d’une actrice alors qu’une autre (Simone Signoret) avait été pressentie, les mésententes entre Jean Pierre Melville et les acteurs Jean Pierre Belmondo et Lino Ventura, les petits mensonges d’un réalisateur etc.

Jacques Becker est cher à son cœur. Selon Tavernier, il possède un don pour mettre le spectateur en empathie pour ses personnages et transmet parfaitement la notion de common decendy, la décence ordinaire décrite par George Orwell. Jean Renoir fait aussi l’objet d’un très bel hommage. Tavernier explique ainsi qu’il y a quelque chose de profondément français dans le film la grande illusion, avec Jean Gabin dans le rôle principal. Ce dernier est par ailleurs très présent dans le documentaire : ses conseils à un jeune acteur, une remarque fort peu anodine sur la seconde guerre mondiale (il a dû payer pour rejoindre la résistance), son opinion sur Jean Renoir… Celui qui est probablement le plus grand acteur français explique à quel point la seconde guerre mondiale a bouleversé sa carrière. Il est parti  aux États-Unis alors qu’il était dans la fleur de l’âge et à son apogée en tant qu’acteur… Engagé dans la résistance, avoir avoir résilié son contrat avec les studios américains, il est sortie de cette guerre avec les cheveux blancs et très marqué par la vie. Sa période noire commençait. Mais cela ne le rend que plus sympathique à nos yeux patriotes car au delà de son talent, il nous rappelle un temps où les gens prenaient leur responsabilité de citoyen au sérieux, et agissaient dans la mesure de leurs moyens.

 

Des nombreuses personnalités évoquées durant les trois heures, deux personnes ressortent : le réalisateur Jean Renoir et le bourru mais profondément franchouillard Jean Gabin. Au début du documentaire, on redoute que Tavernier s’étale sur sa vie, mais cette impression est vite dissipée. La musique de cinéma est aussi abordée au cours du film, c’est une belle surprise. On pourrait dire que le choix des films est très suggestif. Soit, mais cela ne gâche pas le plaisir qu’on éprouve à (re)découvrir ces classiques de notre patrimoine culturel, qui datent pour la plupart d’entre eux des années 30 aux années 60.

En conclusion, Voyage à travers le cinéma français est un long documentaire passionnant, qui s’adresse prioritairement aux cinéphiles.