Comprendre le clivage gauche / droite

Une émission et une conférence pour tenter de comprendre ce que c’est qu’être de gauche ou être de droite…  Continue reading “Comprendre le clivage gauche / droite”

CITATION DU JOUR : les Modérés d’Abel Bonnard

« La France est le seul pays où la nation ait en permanence son gouvernement contre soi Continue reading “CITATION DU JOUR : les Modérés d’Abel Bonnard”

PUNCHLINE DU JOUR : ABEL BONNARD

“On pourrait donner bien des définitions du député modéré : la plus simple est de dire que c’est quelqu’un qui voudrait cesser d’être modéré, pour être sûr de rester député” Abel Bonnard, les modérés, éditions Kontre Kulture, p 35.

réflexion : LA TRAHISON, ACTE BANAL DE LA SOCIÉTÉ MODERNE

LA trahison, acte banal de la société moderne

Quelques modestes réflexions autour de ma lecture de l’essai de l’écrivain suisse Eric Werner “le système de trahison” publié par les éditions l’âge d’Homme. 

  1. Démocratisation de la trahison

La trahison s’est généralisée, elle s’est démocratisée. Au delà de la crise de l’État-Nation, elle se banalise dans les rapports humains. Ceux-ci deviennent plus éphémères, plus fragiles, même au sein des cellules jadis les plus solides telles que celles du couple ou de l’amitié. Les gens apprennent par ricochet à être plus égoïstes, plus individualistes. Continue reading “réflexion : LA TRAHISON, ACTE BANAL DE LA SOCIÉTÉ MODERNE”

D’un week-end à l’autre

A moins de vivre au fin fond des bois, et même en ayant mis au placard sa TV depuis bien longtemps, on ne peut échapper au cirque politico-médiatique. Or, le week-end dernier fut riche en rebondissements. Au programme de cet article : l’élection du très libéral François Fillon et des clashs pathétiques à tire larigot.

Fillon, un candidat patriote ?

A la une des nouvelles politiques de la semaine : François Fillon sera donc le candidat de la Droite pour les élections présidentielles de 2017. Décrit comme un vrai patriote, il déclare qu’il veut relever une France “en situation de décadence”. Comprenez : de décadence économique…

Fillon se veut vecteur de changement mais représente plutôt la continuation du système politique actuel, basé sur une alternance qui n’en est pas une. Fillon, c’est d’abord un vieux de la vieille. Il fait partie de cette classe politique qui se partage le pouvoir depuis des décennies. Il a été membre de gouvernement à de multiples reprises. Il ne s’est pas opposé aux changements sociétaux, contredisant l’image de droitard tradi qu’il souhaite se donner. S’il critique l’Union Européenne, c’est pour mieux la “reconstruire”. Il montre en réalité qu’avec lui, aucun réel changement n’est en perspective, en tout cas au niveau national. Seule sa russophilie est une caractéristique intéressante à noter, compte tenu des tensions actuelles avec la Russie. Mais surtout, Fillon incarne parfaitement la ligne libérale sécuritaire que le Système est encore et toujours en train de faire monter, au détriment de la ligne sociale nationale qu’il faut désormais à la France. En gros, on reprend la même recette (Sarkozy, Valls) et on recommence.

Cependant, il est clair que Fillon apparait comme le candidat représentatif de la Droite dans l’imaginaire collectif, une Droite qui semble particulièrement soudée après l’annonce des résultats. Même le petit nerveux hongrois a salué sa victoire… A côté de cela, et malgré la décision de François Hollande de ne pas se représenter, la Gauche fait pâle figure et semble encore et toujours plus divisée.

Et Marine Le Pen ?

Avec Fillon comme adversaire, Marine Le Pen ne risque clairement pas de gagner des voix en jouant la carte Droite des Valeurs. Il semble évident que les électeurs habitués à voter les Républicains n’auront avec Fillon aucune raison de sortir des chantiers battus. Par conséquent, sans renier la question nationale, hautement fondamentale, et alors que la Gauche est bien partie pour se retrouver dans le même état que pour les élections de 2002, la stratégie la plus intelligente pour la blonde sera donc désormais de mettre le paquet sur la question sociale. Les classes populaires qui ont depuis longtemps désertées la Gauche, pour rejoindre les voix du FN, sont de plus en plus en souffrance, et le reste de la population n’est pas en reste. Chômage, conditions de travail des petits entrepreneurs, TAFTA, Union Européenne… Il reste à Marine Le Pen de continuer sur cette voie, quitte à calmer le ton sur la question sécuritaire et sur la question identitaire (que Fillon se chargera bien de s’approprier), pour représenter aux yeux des électeurs une candidate sérieuse dotée d’un vrai programme et d’un vrai projet pour la France.

Clash de Gauche et Clash de Droite : même combat ?

Dans un autre registre, ce week-end c’était aussi deux clashs largement relayés dans les mass-médias, l’un supposé de Gauche et l’autre supposé de Droite. Jean-Luc Mélenchon, a recadré en direct le toujours sans-gêne Daniel Cohn Bendit qui a bien entendu pris la mouche et s’est mis à bouder. S’ensuit dans les jours qui suivent un blabla sans intérêt des deux côtés. Même s’il faut reconnaitre que cela fait bien plaisir de voir LE représentant du mouvement libéral libertaire se faire remettre à sa place, on est encore une fois face à un débat stérile qui fait de l’audience (quoique) mais ne présente aucun intérêt réel pour le débat politique.

Dans le même ordre d’idées, on a pu voir Robert Ménard, le maire de Béziers, quitter précipitamment le plateau du pseudo royaliste et traditionaliste Thierry Ardisson, après avoir été comparé à Hitler par l’un des chroniqueurs de l’émission Salut Les Terriens. Ardisson – parfait exemple de celui qui a retourné sa veste pour rester dans la lumière des projecteurs – en a rajouté une couche en téléphonant à Ménard, tel un vieil ami, pour le traiter de tête de con. Et les réjouissances se sont prolongées  sur les réseaux sociaux. Collard s’en est mêlé (toujours à donner son point de vue, surtout si on ne lui a rien demandé, celui là). Bref, le miroir médiatique se déploie dans toute sa bêtise. Beaucoup de bruits, aucun intérêt. Car de toute façon, comme le dit François Asselineau, ce n’est pas parce qu’on s’engueule, qu’on est en démocratie. Tu l’as dit Bouffi (et pas Baffie)!

Portrait : Brigitte Bardot

Premier article sur Françoise, et il sera consacré à une figure populaire de notre pays et de notre patrimoine culturel : la belle Brigitte Bardot. Issue d’un milieu bourgeois catholique, elle côtoie le milieu artistique parisien dès son enfance. Elle se tourne vers la danse classique, et entre au Conservatoire de Paris à l’âge de 14 ans. Puis, plus tard, elle commence à poser comme modèle, devient rapidement la coqueluche du magazine Elle, et se lance dans le cinéma. En 1956, pour le film “Et Dieu créa la femme”, elle se décolore les cheveux… Une icône est née.

Grande gueule au grand cœur

Au delà de sa carrière artistique, ce qui fait de B.B. une figure emblématique de notre pays se sont les choix effectués au cours de sa vie. Que cela soit son mariage avec Bernard d’Aumalle, proche de la famille Le Pen -au grand dam du milieu culturo-mondain parisien – son combat pour les animaux, mais aussi certaines prises de paroles mémorables (sur le cinéma actuel, le hallal, l’immigration…), Brigitte n’en fait qu’à sa tête et dit ce qu’elle pense.

Par le biais de la fondation Brigitte Bardot, elle est devenue une pionnière de la lutte contre la souffrance animale. Mettant sa célébrité et son argent à bon escient, elle n’hésite pas à formuler des doléances auprès du chef de l’État et des personnalités politiques. De Gaulle appréciait d’ailleurs sa “simplicité de bon aloi”. Elle même le respectait énormément (cf la lettre ci-dessous).

Symbole d’une époque révolue

Elle incarne l’insouciance qui caractérisa la période des 30 Glorieuses. Jouant surtout dans des comédies romantiques, et étant principalement la carte séduction d’un film, elle eut tout de même l’occasion de prouver son talent d’actrice, notamment dans les films La Vérité et le Mépris. Elle mit fin à sa carrière à l’âge de 38 ans, en 1973, année du premier choc pétrolier. La, encore c’est un symbole.

Icône d’une France éternelle

Brigitte Bardot a été la première personne connue à incarner Marianne, symbole de la République Française, auparavant dessinée sous les traits d’anonymes. Et force est de reconnaitre qu’aucune de celles qui l’ont suivie ne l’ont détrônée – pas même la toute aussi belle Laetitia Casta.  On peut discuter sur le fait que la République et la France, ce n’est pas la même chose. Soit, mais ce n’est pas le sujet. Brigitte Bardot représente la France dans tout son charme : sa non-nonchalance, cette façon très particulière de parler qui lui a toujours donné un air de tête à claques, sa liberté de penser.

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